Une accentuation du ralentissement du marché immobilier ! Le retour des bonnes affaires ?

Le marché immobilier continue de s’ajuster après la COVID-19. Les données les plus récentes publiées par l’INSEE étayent :

  • la poursuite d’une très forte hausse des prix de l’immobilier pour les maisons, notamment en zone rurale mais aussi, dans une moindre mesure, en Ile de France ;
  • la poursuite d’une très forte hausse des prix de l’immobilier pour les appartements de province, bien qu’à un rythme plus lent que pour les maisons ;
  • Paris confirme la baisse des prix de l’immobilier, alors qu’elle est encore assez faible (-0,80%) ;
  • A Lyon, le prix de l’immobilier n’a pas augmenté depuis un moment, mais il n’a pas diminué non plus.

En conclusion, le marché immobilier est encore assez dynamique. Nous aurons la chance de travailler sur tous ces sujets lors du prochain cycle de formation « Investir dans l’immobilier local » qui débutera le vendredi 23 septembre.

Après les records établis les mois précédents, le nombre de transactions semble enfin refluer. Le nombre de transactions est encore assez élevé et dépasse encore largement le million par an.

Un niveau de transaction toujours élevé qui devrait baisser au second semestre en raison de la hausse des taux d’intérêt et du durcissement des normes d’octroi des crédits immobiliers.

Pour l’instant, la dynamique du premier semestre est si forte qu’un ralentissement serait le bienvenu. L’euphorie et la hausse exorbitante des prix qui l’accompagnent ne sont pas saines.

Un marché immobilier plus équilibré est nécessaire de toute urgence.

Après la récente augmentation, il est crucial de donner aux acheteurs et aux vendeurs un moment pour reprendre leur souffle et comprendre la situation afin qu’ils puissent se rétablir rapidement.

Les investisseurs immobiliers n’aiment pas les périodes euphoriques car les négociations sont difficiles et les accords rentables sont difficiles à trouver.
Investir dans l’immobilier, c’est avoir les moyens financiers de faire de bons achats. Trouver un immeuble de rapport avec du potentiel, planifier d’investir dans des projets ou des améliorations qui aideront à réaliser ce potentiel, puis en profiter soit comme résidence principale ou secondaire, soit comme source de revenus locaux.

De nombreux acheteurs sont présents en période d’euphorie ; Il est impossible de négocier un bon prix d’achat car tout se vend à n’importe quel prix ! Les vendeurs ont peu d’intérêt à accepter des négociations en période d’euphorie tant il y a d’acheteurs consentants prêts à payer n’importe quel prix pour tout !

Nous sommes sur le point de vivre la fin de cette euphorie. La hausse des taux d’intérêt et le resserrement des conditions des prêts hypothécaires devraient se traduire par une diminution du volume des transactions.

Nous entrons dans un marché qui semble plus sain et équilibré entre acheteurs et vendeurs.

Moins de liquidité signifie que les cycles de vente vont s’allonger. Et les candidats à l’investissement immobilier pourront enfin tenter de faire un bon achat. Nous ne sommes clairement pas en pleine expansion du marché.

Le ralentissement du marché, la difficulté accrue à obtenir un crédit immobilier du fait de la hausse des taux d’intérêt des crédits immobiliers et l’accélération de la vétusté de l’immobilier qui empêche les propriétaires de louer des biens à faible DPE devraient néanmoins réduire la liquidité du marché.

Il faudra plus de temps pour vendre des articles avec un emplacement indésirable ou avec un défaut qui les empêche de satisfaire la demande majoritaire. Les vendeurs ne pourront plus utiliser la panique pour imposer des prix complètement absurdes ; au lieu de cela, ils devront s’adapter à une demande plus élevée.

Des raisons fortes serviront à effrayer les vendeurs qui profiteraient de l’euphorie pour vendre n’importe quoi à n’importe quel prix, comme l’immobilisme et le manque de tâches à accomplir à court et moyen terme.

Certains vendeurs, qui n’attendront pas, cèderont aux acheteurs potentiels qui fourniront les raisons les plus solides pour convaincre le vendeur que le prix de la propriété est juste.

Portez une attention particulière à la négociation des frais, cependant. Le marché immobilier est encore assez actif et cette tendance devrait se poursuivre à l’avenir. Nous ne sommes pas, en effet, dans un marché qui décline. C’est juste avant la fin de l’euphorie.

Inutile d’essayer de négocier des remises de 30% ou 40% en supposant la fin du monde et l’effondrement du marché. Ce n’est pas la réalité.

Après une hausse qui atteint parfois +30% en trois ans, une petite consolidation de -5% ou -10% ne serait pas bien catastrophique.

La proposition est simplement d’expliquer que la fin de l’euphorie permet une plus grande marge de négociation, mais que cette marge sera encore modérée puisque, oui, les taux d’intérêt immobiliers augmentent rapidement mais sont encore bien inférieurs à l’inflation.

Nous sommes toujours dans une période de taux d’intérêt réels négatifs, ce qui est très bénéfique au dynamisme du marché immobilier.

Attention à ne pas regarder le train passer en attendant une très forte baisse qui ne se produira jamais ! Il faut agir et investir. Il y aura toujours un argument pour vous convaincre d’attendre ; ce n’est jamais le bon moment. Ce serait une erreur !

L’erreur est de ne rien faire et d’attendre sans fin le moment idéal, qui ne viendra jamais. puis le regretter après 20 ans.

Demain, si le taux de crédit immobilier devait être supérieur au taux d’inflation, la justification pourrait être différente (mais comme cela impliquerait une croissance économique très rapide, d’autres justifications pourraient alors être en mesure d’expliquer un marché immobilier dynamique).

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